83000 CARTES POSTALES : IMPORTANTE COLLECTION ROBERT GAY

mercredi 22 juin 2022 14:00
Enghien-les-Bains , 2, rue du Docteur-Leray 95880 Enghien-les-Bains
Informations sur la vente

CARTES POSTALES 

IMPORTANTE COLLECTION Robert GAY

83000 cartes postales de sujets rares et curieux en 388 lots


Très nombreuses thématiques

Affaire Dreyfus

Religions-anticlericalisme-séparation de l'Eglise et de l'Etat

Histoire de la carte postale

Paris pittoresque

Marchés aux puces

Catastrophes naturelles

Montreurs d'ours

Scaphandriers,

Petits métiers

etc.

Expert : Olivier Le Duault. Tel : 07 49 00 36 34

Exposition : Mardi 21 juin de 14 h à 18 h et mercredi 22 juin de 9 h 30 à 12 h

Frais de vente : 26,4 %

La collection Robert Gay est une fascinante plongée dans l’univers de la vie quotidienne du début du XXème siècle. Vie photographiée pour être reproduite sous forme de cartes postales. Un monde que l’on peut voir, bien réel, vivant, animé.

L’avantage d’utiliser ce médium bon marché, accessible au plus grand nombre, permettait de prendre le temps de tout photographier, de tout montrer. Ce sont d’émouvants témoignages de la société de l’époque, de sa légèreté, de ses préoccupations, de sa vision de l’instant présent et de celui du monde.

Cette liberté iconographie permettait également aux caricaturistes et illustrateurs de tous horizons de s’exposer sans entrave. On découvre ainsi tous types de messages et d’idées fièrement reproduits et destinés à voyager à travers toute la France.

La chance d’avoir eu entre les mains ces plus de 83 000 cartes postales anciennes qui sont aujourd’hui proposées à la vente permet de se rendre compte que très loin de représenter une formidable collection pour « collectionneurs », c’est surtout et avant tout essentiellement une incroyable source documentaire, un véritable musée iconographique. Cela dépasse de loin la simple notion du terme « carte postale ».

L’autre chance de cette collection est qu’elle a été bâtie avec la volonté farouche de son créateur, Robert Gay, de la traiter non pas sous l’aspect géographique mais bien avec une approche thématique. Ainsi Robert Gay ne collectionnait pas les rues de telle ou telle ville ou village mais bien les métiers, types de personnes, spécificités et modes de vie de l’époque.

Ainsi il nous fait partager les déambulations des montreurs d’ours et des charmeurs d’oiseaux, la vie pittoresque du vieux Paris et de ses métiers oubliés, les marginaux et mendiants, sorcières et diseuses de bonne aventure, les foires, les fêtes de village, marchés, cafés, restaurants, guiguettes, la vie dans les cirques avec ses dresseurs d’animaux, contorsionnistes ou clowns, la vie à la mer avec les professionnels de la pèche ou les touristes en villégiature, les sportifs et aventuriers de tous genres, les transports maritimes, ferroviaires ou à voiture à moteur ou tractés par tout type d’animaux, la vie dans les mines, les exploitations industrielles, les affaires politiques ou criminelles, les illustrateurs illustres et caricaturistes de tout poil, cartes fantaisies rigolotes, exotiques, d’un autre temps …

Lorsqu’il travaillait sur un sujet, sur une thématique, il appréhendait l’entièreté de son propos, ne se cantonnant pas à une vision « classique » et formatée du sujet. Cet amateur éclairé, acharné et passionné a ainsi réussi à constituer son musée, un musée jalousement gardé et jamais exposé, un musée qu’une exposition permet aujourd’hui de mettre en valeur avant dispersion.

Olivier Le Duault

Annick Mariet, sa sœur, a eu la gentillesse de nous écrire un bref résumé de la vie de Robert GAY.

Lorsqu’il arrive à Paris en 1949, Robert Gay vient juste de terminer des études d’ingénieur à l’ENSEEEHT, à Toulouse.

Passionné de cinéma depuis son adolescence, durant sa vie étudiante, il a animé un cinéclub à Toulouse. Cela explique qu’à peine arrivé dans la capitale il rejoigne un groupe de jeunes cinéphiles. Dans ce groupe, il sympathise avec Claude Chabrol avec lequel il fait de la figuration (Chabrol est encore étudiant) ce qui l’amène, quelques années après à fréquenter la bande des « Cahiers du cinéma » où il rencontre François Truffaut.

Sous l’influence de ces passionnés, il pense même, un certain moment, à abandonner son travail pour se lancer dans la mise en scène.

Mais depuis quelque temps, une amie antiquaire lui a fait découvrir un autre monde, celui de la carte postale. Un peu excessif dans tout ce qu’il entreprend, il se lance dans la réalisation d’une collection avec frénésie.

Dès lors, il devient un habitué des puces de St Ouen chaque samedi matin, levé aux aurores pour être «au déballage ». Il court les bouquinistes, les brocanteurs, les vides grenier.

Au fur et à mesure que le volume de sa collection augmente, il doit passer d’une chambre d’hôtel à un petit appartement pour terminer enfin dans un vaste logement qu’il fait aménager pour entreposer et classer sa volumineuse collection.

Il prend une retraite anticipée afin d’avoir plus de temps pour classer ses trouvailles, d’autant plus que depuis peu, repris par ses premières amours, il s’est lancé dans des recherches sur le cinéma, en particulier sur la période du cinéma muet dont il devient un spécialiste. Il passe son temps en recherches à la bibliothèque nationale, il achète une nombreuse documentation, il fréquente les ventes de la salle d’Argenteuil, de nouveaux cartons envahissent son appartement, il y en a partout, sous les meubles, les lits, dans de grandes armoires.

Conditions de vente

Frais de vente : 26,4 %